Une Union.
Des réponses différentes.
Le 12 mars 2026, la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur la « Situation Lituanie/Biélorussie » — crimes transfrontaliers contre des Biélorusses refoulés sur le territoire lituanien. Sur la même période 2020–2024, les décisions des agences nationales d'asile de l'UE concernant les demandeurs biélorusses divergent d'un facteur dix.
Comment les agences nationales de l'UE appliquent la politique européenne
Où nous en sommes.
Le Parlement européen a reconnu le régime de Loukachenko comme illégitime. Il a adopté des dizaines de résolutions — des sanctions à la non-reconnaissance de l'élection de 2025. L'UE a alloué 200 millions d'euros à la société civile biélorusse. En mars 2026, la CPI a ouvert une enquête dans l'affaire « Lituanie/Biélorussie ».
Au niveau de l'UE la position est claire.
Au niveau des agences nationales d'asile, les statistiques diffèrent. La Lituanie accorde la protection à 86 % des demandeurs biélorusses. La Pologne — 94 %. L'Allemagne — 9 %. La Suède — 6 %.
Ce n'est pas de la malveillance, ni de mauvais pays.
Les voisins de la Biélorussie — Lituanie et Pologne — ont une connaissance directe du contexte : quel post Telegram conduit aujourd'hui à une peine de prison, ce qu'est le « plan Peramoha », comment fonctionne la police politique biélorusse. Au BAMF et à l'OFPRA, le seuil de preuve est historiquement plus élevé : sans dossier pénal ni traces visibles de répression, une demande entre en zone de risque. Le profil des demandeurs diffère aussi : ceux qui fuient une persécution aiguë atteignent les voisins ; ceux qui arrivent en Allemagne ou en France ont souvent passé du temps dans des pays tiers.
Nous documentons cet écart — données, cas, contexte. Pour que ce que l'Europe a décidé atteigne ceux pour qui cela a été décidé.
Pour être entendus.